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Service Pastorale DDEC 56

    Edito du mardi 18 février 2014

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    « Éduquer est un acte d’amour, c’est donner la vie. Et l’amour est exigeant », souligne le pape François : « On ne peut pas improviser. Nous devons travailler avec sérieux. »

    Le pape a reçu les participants à la séance plénière de la Congrégation pour l’éducation catholique, ce jeudi 13 février 2014, au Vatican.

    Après les salutations du cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation, le pape a dressé le portrait-robot de l’éducateur qui doit « savoir communiquer avec les jeunes qu’il a en face de lui ».

    « L’éducateur doit se montrer avant tout très compétent, qualifié, tout en ayant une humanité riche, capable d’être au milieu des jeunes avec un style pédagogique, pour favoriser leur croissance humaine et spirituelle. » Il doit aussi être « cohérent » car « les jeunes ont besoin d’une qualité d’enseignement et en même temps de valeurs, non seulement énoncées, mais témoignées », a-t-il ajouté.

    Le pape a également insisté sur « la valeur du dialogue dans l’éducation » : « Il faut que les institutions académiques catholiques ne s’isolent pas du monde, mais qu’elles sachent entrer courageusement dans l’aréopage des cultures actuelles et entrer en dialogue, conscientes du don qu’elles ont à faire à tous ».

    En outre, a-t-il rappelé, « les institutions de formation catholiques sont appelées à offrir à tous, également, dans le plein respect de la liberté de chacun et des méthodes propres à chaque environnement scolaire, la proposition chrétienne, c’est-à-dire Jésus-Christ, qui donne sens à la vie, au cosmos et à l’histoire ».

    Discours du Pape François

    Messieurs les cardinaux,
    Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
    Chers frères et sœurs,

    Je souhaite particulièrement la bienvenue aux cardinaux et évêques récemment nommés membres de cette Congrégation et je remercie le cardinal préfet pour les paroles par lesquelles il a introduit cette rencontre.

    Les thèmes que vous avez à l’ordre du jour sont exigeants : la mise à jour de la Constitution apostolique Sapientia christiana, la consolidation de l’identité des universités catholiques et la préparation des anniversaires qui tomberont en 2015, à savoir le cinquantième anniversaire de la déclaration conciliaire Gravissimum educationis et le vingt-cinquième anniversaire de la constitution apostolique Ex corde Ecclesiae. L’éducation catholique est l’un des défis les plus importants de l’Église, aujourd’hui engagée dans la nouvelle évangélisation dans un contexte historique et culturel en constante transformation. Dans cette perspective, je voudrais attirer votre attention sur trois points.

    Le premier aspect concerne la valeur du dialogue dans l’éducation. Récemment, vous avez développé le thème de l’éducation au dialogue interculturel dans l’école catholique, par la publication d’un document spécifique. En effet, les écoles et les universités catholiques sont fréquentées par de nombreux étudiants non chrétiens ou même non croyants. Les institutions de formation catholiques offrent à tous une éducation qui a pour but le développement intégral de la personne et qui répond au droit de tous à accéder au savoir et à la connaissance. Mais elles sont appelées à offrir à tous, également, dans le plein respect de la liberté de chacun et des méthodes propres à chaque environnement scolaire, la proposition chrétienne, c’est-à-dire Jésus-Christ, qui donne sens à la vie, au cosmos et à l’histoire.

    Jésus a commencé à annoncer la bonne nouvelle dans la « Galilée des gentils », carrefour de personnes différentes par la race, la culture et la religion. Par certains aspects, ce contexte ressemble au monde d’aujourd’hui. Les changements profonds qui ont amené une expansion toujours plus grande de sociétés multiculturelles, exigent de ceux qui oeuvrent dans le secteur scolaire et universitaire qu’ils s’impliquent dans des parcours éducatifs de confrontation et de dialogue, avec une fidélité courageuse et innovante capable de faire se rencontrer l’identité catholique avec les différentes « âmes » de notre société multiculturelle. Je pense avec satisfaction à la contribution qu’offrent les instituts religieux et les autres institutions ecclésiales par la fondation et la gestion d’écoles catholiques dans des contextes de pluralisme culturel et religieux accentué.

    Le second aspect concerne la préparation qualifiée des formateurs. On ne peut pas improviser. Nous devons travailler avec sérieux. Lors de la rencontre que j’ai eue avec les supérieurs généraux, j’ai souligné que l’éducation, aujourd’hui, s’adresse à une génération qui change et qu’en conséquence, tout éducateur – et toute l’Église, qui est mère et éducatrice – est appelé à « changer », au sens où il doit savoir communiquer avec les jeunes qu’il a en face de lui.

    Je voudrais me limiter à rappeler les traits de la figure de l’éducateur et de sa tâche spécifique. Éduquer est un acte d’amour, c’est donner la vie. Et l’amour est exigeant, il demande que l’on engage ses meilleures ressources, que l’on réveille sa passion et que l’on se mette en chemin, patiemment, avec les jeunes. L’éducateur, dans les écoles catholiques, doit se montrer avant tout très compétent, qualifié, tout en ayant une humanité riche, capable d’être au milieu des jeunes avec un style pédagogique, pour favoriser leur croissance humaine et spirituelle. Les jeunes ont besoin d’une qualité d’enseignement et en même temps de valeurs, non seulement énoncées, mais témoignées. La cohérence est un facteur indispensable à l’éducation des jeunes. La cohérence ! On ne peut faire grandir, on ne peut éduquer sans cohérence : cohérence et témoignage.

    C’est pourquoi l’éducateur a lui-même besoin d’une formation permanente. Il faut donc investir afin que les enseignants et les dirigeants puissent maintenir un haut niveau de professionnalisme mais aussi de foi et des motivations spirituelles fortes. Et dans cette formation permanente, je me permets aussi de suggérer la nécessité de proposer des retraites et des exercices spirituelles pour les éducateurs. C’est beau de donner des cours sur tel ou tel sujet, mais il est aussi nécessaire d’offrir des exercices spirituels, des retraites, pour prier ! Parce que la cohérence est un effort, mais c’est surtout un don et une grâce. Et nous devons la demander !

    Un dernier aspect concerne les institutions éducatives, c’est-à-dire les écoles et les universités catholiques et ecclésiastiques. Le cinquantième anniversaire de la déclaration conciliaire, le vingt-cinquième anniversaire de Ex corde Ecclesiae et la mise à jour de Sapientia christiana nous invitent à réfléchir sérieusement sur les nombreuses institutions de formation répandues dans le monde entier et sur la responsabilité qui leur incombe d’exprimer la présence vivante de l’Évangile dans le domaine de l’éducation, de la science et de la culture. Il faut que les institutions académiques catholiques ne s’isolent pas du monde, mais qu’elles sachent entrer courageusement dans l’aréopage des cultures actuelles et entrer en dialogue, conscientes du don qu’elles ont à faire à tous.

    Chers amis, le chantier de l’éducation est grand-ouvert et l’Église y a toujours été présente à travers ses institutions et ses projets. Aujourd’hui, il faut stimuler encore davantage cet engagement à tous les niveaux et raviver le devoir de tous les sujets qui y sont engagés, dans la perspective d’une nouvelle évangélisation. Avec cet horizon, je vous remercie pour tout votre travail, et j’invoque, par l’intercession de la Vierge Marie, l’aide constante de l’Esprit-Saint pour vous et pour vos initiatives. Je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi et pour mon ministère, et je vous bénis de tout cœur. Merci !


    Edito du jeudi 12 décembre 2013

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    Bienvenue à vous !

    Vous arrivez sur le site de la pastorale de l’Enseignement catholique : « venez et voyez » !

     Vous trouverez beaucoup d’idées ou d’outils pédagogiques en vue de l’animation pastorale dans votre établissement.

    * Cinq personnes composent cette équipe :

    L’Abbé Frédéric FAGOT, Délégué diocésain à la pastorale, chargé par l’Evêque d’accompagner l’ensemble des établissements de notre diocèse de VANNES.

    Astrid ROBINET participe à l’animation pastorale et catéchétique des écoles primaires.

    Gaëlle PATEAU et Marie-Laure DE SALINS participent à l’animation pastorale et catéchétique des collèges et lycées.

    Gaëlle GROGNO assure le secrétariat du service.

    Si vous avez des suggestions ou remarques à partager sur notre site, n’hésitez pas à nous les faire parvenir : ddec56.g-grogno@ecbretagne.org

     Bonne visite de ce site.

     

    Coordonnées du service : 

    Abbé Frédéric FAGOT : ddec56.f-fagot@ecbretagne.org
    Gaëlle PATEAU : ddec56.g-pateau@ecbretagne.org
    Marie-Laure DE SALINS : ddec56.ml-desalins@ecbretagne.org
    Astrid ROBINET : ddec56.a-robinet@ecbretagne.org
     


    Edito du jeudi 3 octobre 2013

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    Pour les chrétiens, tous les hommes, grâce au Christ, sont appelés à "refléter la gloire de Dieu", à "être transfigurés " en cette même image. Personne ne peut donc être un modèle de vertu de par sa propre force (en termes théologiques, on dirait que personne n’est sans péché). Par contre certains hommes et femmes ont vécu plus intensément les exigences de l’amour évangélique. Ce sont eux que l’on appelle les saints, au sens habituel du terme.

    • Béatification et canonisation ?

    Les actes de béatification et de canonisation ont pour but de proposer en exemple au peuple chrétien le témoignage d’un des membres défunts de l’Église et d’autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l’attribution d’un jour de fête au calendrier avec honneur plus ou moins solennel rendu au saint ou au bienheureux pendant l’office et la messe du jour de sa fête. Il se traduit aussi par la possibilité d’exposer des images et des reliques dans les églises.

    Les deux actes de béatification et de canonisation se distinguent par le degré d’extension du culte public. Celui du bienheureux est limité à une zone prévue par le Saint-Siège. Celui que saint est autorisé voire prescrit partout dans l’Église universelle.

    La Béatification désigne l’acte de l’autorité pontificale par lequel une personne défunte est mise au rang des bienheureux. (La béatification est un préliminaire à la canonisation).
    La Canonisation désigne l’acte par lequel le pape inscrit cette personne sur la liste officielle des saints.

     

    • Procédure de béatification et de canonisation ?

    La béatification et la canonisation ne sont décidées qu’au terme d’une procédure rigoureuse. Dès les premiers siècles du christianisme, afin de faire cesser les abus qui s’étaient multipliés tant les martyrs et les saints étaient populaires, les évêques s’étaient réservé le droit de déclarer qui pouvait être reconnu comme saint ; au XIIe siècle, dans le même souci, le pape Alexandre III restreignit ce droit au seul souverain pontife, et au XIIIe, Innocent III en définit les règles. Celles-ci connurent diverses réformes au cours des siècles. Après avoir été incorporées au code de Droit Canon de 1917, elles ne figurent plus dans celui de 1983. La dernière réforme a été apportée par Jean-Paul II avec la Constitution apostolique du 25 janvier 1983 (Divinus Perfectionis Magister), destinée à simplifier la procédure et à y associer davantage les évêques.

    • Quels sont les critères ?

    Deux ordres de faits doivent être démontrés pour aboutir à une béatification ou une canonisation :
    le rayonnement spirituel du Serviteur de Dieu après sa mort : c’est à la fois un signe de sa participation à la sainteté de Dieu et l’assurance que son exemple est accessible et bienfaisant au peuple chrétien ; les miracles qui peuvent lui être attribués revêtent à ce titre une grande importance.
    son martyre ou ses vertus chrétiennes ; le martyre, c’est-à-dire la mort subie par fidélité à la foi, est le suprême témoignage que peut donner un chrétien, et il suffit à le rendre exemplaire quand bien même le reste de sa vie ne l’aurait pas été ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont, en l’absence de martyre, la marque d’une foi vivante et la démonstration que la sainteté n’est pas inaccessible à l’homme.

    • Procédure

    La procédure se présente comme celle d’un procès canonique. Elle consiste d’abord en une enquête approfondie confiée à l’évêque diocésain, puis en une décision réservée au pape après un examen minutieux du dossier par un organisme spécialisé du Saint-Siège, la Congrégation pour les causes des saints.


    L’évêque diocésain qui est saisi d’une demande de béatification ou de canonisation (de la part d’un fidèle ou d’un groupe de fidèles), ou qui prend de lui-même l’initiative d’engager la procédure, a pour mission essentielle en l’occurrence de recueillir et d’examiner les preuves avancées en faveur de la cause ainsi introduite. Celle-ci a un avocat, le postulateur de la cause, choisi par celui ou ceux qui ont introduit la cause ; l’évêque recourt pour sa part à des experts (théologiens) ; il fait entendre des témoins, examiner les écrits du serviteur de Dieu.
    s’il y en a, procéder à une enquête sur son martyre, sur ses vertus chrétiennes, sur les miracles avancés comme preuves. Une fois l’enquête achevée, véritable instruction judiciaire, l’ensemble du dossier avec les conclusions de l’évêques est transmis à Rome.

    • La décision

    C’est alors la Congrégation pour les causes des saints (instituée par Paul VI en 1965 ; auparavant ces questions relevaient de la Congrégation des rites) qui va mener à son terme l’examen de la cause. Cette Congrégation romaine, comme toutes les autres, est constituée d’un collège de cardinaux et d’évêques présidé par un préfet (un cardinal) assisté d’un secrétaire (un évêques). Ce dernier dispose de rapporteurs et de consulteurs (historiens, théologiens) pour examiner chaque élément du dossier, et en particulier les miracles (pour l’étude desquels il sera en outre fait appel à un groupe de médecins s’il s’agit de guérisons).


    Dans le cours de la procédure intervient le promoteur de la foi, sorte d’avocat général dont la mission est de ne rien laisser dans l’ombre de la vie du serviteur de Dieu, y compris tout ce qui pourrait être défavorable à sa cause (d’où l’appellation d’ "avocat du diable " qui lui est familièrement donnée et qui est passée dans le langage courant). Après délibération, la Congrégation se prononce par des votes à propos du martyre, des vertus chrétiennes, des miracles ; s’ils sont positifs, ils se traduisent par des décrets reconnaissant la réalité des éléments indispensables à la béatification ou à la canonisation. Le dossier est alors remis au pape à qui revient l’ultime décision.


    Source : http://www.eglise.catholique.fr



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